Défendre la raison en de sombres temps

Mis en ligne le Posted on par Pierre MIELE

Couverture 1Le Cercle Condorcet de Clermont-Ferrand publie un nouveau livret ; ce dernier est consacré à la défense de la raison contre les formes de pensée qui s’opposent à elle et semblent parfois triompher…

Le sujet a été choisi début 2016 dans le contexte des attentats liés à l’islamisme radical, et celui de la progression du Front National confirmée par les résultats des élections régionales (*). De quoi susciter un questionnement de fond sur les modes de pensée qui guident les comportements tant des individus que ceux des groupes, et même des Etats. D’autres événements, survenus depuis, en ont renforcé l’urgence : réactions à l’accueil des migrants, attaques contre la laïcité, perversion de la démocratie en France et en Europe par ceux qui ont en charge de la faire respecter, inégalités de plus en plus criantes, élection de Trump…

Il y a là une mise en danger, qu’on espère partielle et momentanée, des valeurs héritées des Lumières.


Le livret peut être consulté et téléchargé sur le site Cliquer ici

Le concordat n’est pas un modèle pour la France

Mis en ligne le Posted on par Pierre MIELE

Une conférence de Michel Seelig
à Strasbourg le 18 septembre 2016
En cette journée du patrimoine, j’aurais pu intituler mon propos la laïcité, un patrimoine immatériel à préserver…
Plus sérieusement, il me paraît normal, ici, à Strasbourg, de débuter mon exposé par une récente déclaration d’une personnalité locale qui s’exprimait le 4 août dernier dans l’excellent quotidien national, la Croix.
Voici cette citation :
« Si, socialiste et alsacien, je suis moi-même attaché au Concordat et profondément laïque, c’est parce que je considère qu’il s’agit d’un statut reconnaissant une différence de fait héritée de l’annexion par l’Allemagne entre 1871 et 1918, mais ne sacralisant pas une différence de droits ni d’un droit à différence. Il ne s’agit donc pas d’une exception dont il faudrait faire un modèle… C’est un paradoxe assumé, oui, au sens littéral de la doxa, c’est-à-dire « À côté » d’un cadre général et non contre lui, afin d’élaborer des lois applicables à tous. »
Vous avez tous reconnu le style du maire de Strasbourg.
Vous le trouverez peut-être paradoxal, mais je suis à la fois en désaccord avec Roland Ries et en accord avec lui : je ne partage aucunement son attachement au Concordat, mais je considère comme lui que le Concordat ne doit pas être un modèle pour la France…

publié sur le Blog de Michel Seelig